Elvision + Kayan au Cellia le 29 mai 2010
Depuis la nuit des temps, les dilemmes hantent les Hommes, si Antigone hésitait à enterrer son frère, les Auxerrois du 21ème siècle n'hésitent pas à préférer les rugbymen en maillots moulants aux rockeurs transpirants.
Les personnes ayant fait le même choix que le webzine ne sont qu'une quarantaine tout au long de la soirée.
Dans l'espoir de voir plus de monde se ruer à l'entrée, les organisateurs font commencer le concert avec une heure de retard, malgré la bonne volonté, Elvision commence le concert devant 20 personnes. Même si ces personnes restent massées sur les fauteuils disposés contre les murs et autour du bar, les membres du groupe ne se laissent pas décourager en envoyant leurs compos qui alternent entre intros ambiantes (guitare clean (douces) - clavier) et refrains énervés. Des reprises aussi, « Megalomaniac » d'Incubus, « Bitter End » de Placebo et « You Know My Name » de Chris Cornell. Même si l'ampli basse était capricieux et les paroles n'étaient pas intelligibles, les 30 personnes présentes à la fin de leur set réclament un rappel. Un groupe à suivre.
Idéal après Elvision, Kayan commence devant 40 personnes debout et balance son post-hardcore instrumental. Pourquoi Kayan est-il un bon choix après Elvision ? Tout simplement parce que leurs musiques se ressemblent, les passages mid-tempo en plus et les paroles en moins pour Kayan, la section rythmique n'en est pas une dans leur cas, la batterie ne sert pas que de métronome, elle accentue les riffs des guitares électriques et la basse se détache des autres instruments. Les musiciens sont à l'aise sur scène, l'un des deux guitaristes « sort » de la scène. Petit bémol de leur set : le son était un peu fort.
En dépit du peu de monde présent à ce concert, les groupes ont fait ce qu'il fallait pour faire passer une bonne soirée aux personnes présentes.
Vous retrouverez Kayan au festival Taprischer et Elvision à Maillot pour un concert en plein air.
www.myspace.com/kayankayan
www.myspace.com/elvisionband
Quentin V.
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